Réseau aérien 3

CPTCL – Énergie & Sous-Stations

STCL // DOSSIER ALIMENTATION

DE 1943 À NOS JOURS : L’ÉVOLUTION DE LA PUISSANCE

Le saviez-vous ?

À la mise en service des trolleybus en 1943, l’énergie électrique était fournie par l’unique sous-station des tramways, située au dépôt du Clos Moreau. Dotée de deux commutatrices de 450 kW, elle était insuffisante pour répondre aux besoins nouveaux, car les trolleybus nécessitaient une puissance plus importante au démarrage. Les premières années furent donc marquées par des pannes fréquentes et des baisses de tension qui perturbaient l’exploitation.

Ce n’est qu’en octobre 1945 que l’une des deux sous-stations nouvelles prévues dans le programme de transformation de 1938 put être mise en service : la sous-station « Carnot », d’une puissance de 500 kW, suivie en 1951 de la sous-station « Cirque », d’une puissance de 2×500 kW. Une troisième sous-station avait été prévue au carrefour Route de Toulouse/Route de Lyon, mais sa construction fut différée et jamais réalisée.

Les redresseurs à vapeurs de mercure transformant le courant de 15 000 V fourni par EDF en 600V continu, furent ultérieurement remplacés par des redresseurs au silicium de 700 kW.

En 1989, le renouvellement du parc par les trolleybus ER100.H, plus performants mais aussi plus gros consommateurs de courant, nécessitait la construction d’une troisième sous-station « Hôtel de Ville », d’une puissance de 600 kW. Une quatrième sous-station « Jules Ferry » était mise en service en 1996 à l’ouest de la ville, afin d’alimenter les prolongements dans ce secteur des lignes 5 et 6.

Trolleybus Hess Swisstrolley4

Photo – Vincent Lobjois – Août 2013 : Tout près de la section d’alimentation de la ligne 4 par la sous-station « Hôtel de Ville » (près de l’ancienne clinique Chénieux), un trolleybus Hess Swisstrolley4 passe sans bruit ni pollution.

Enfin, les deux anciennes sous-stations « Cirque » et « Carnot », vétustes et ne répondant plus aux normes actuelles, étaient remplacées par les sous-stations « Malesherbes » en 1999 et « Tarrade » en 2001, chacune d’une puissance de 800 kW.

Les 4 sous-stations sont télécommandées depuis un poste de contrôle situé dans le local de régulation de l’exploitation du Clos Moreau. Il n’existe pas toutefois de redondance dans l’alimentation du réseau : chaque sous-station alimente une zone et ne peut secourir une autre sous-station défaillante, comme c’est le cas sur les réseaux de tramways où une interconnexion permet de réalimenter un secteur hors tension.

Les trolleybus disposent ainsi d’une alimentation électrique moderne, bien répartie sur le réseau, et dont la tension a été portée à 680 V à l’arrivée des Cristalis puis 750 V au début 2013, lors de la mise en service des trolleybus articulés Hess.

Dans un prochain poste, le plan d’alimentation du réseau électrique sera porté à votre connaissance !

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